« Girl » : L’EP qui révèle la véritable essence de Saràh Phenom

S’il y a bien une date à retenir, c'est le 25 octobre 2024, le jour de la sortie du premier EP de Saràh Phenom. Cette artiste, chanteuse, auteure et compositrice, originaire du Rwanda et du Gabon, a développé son art depuis la Belgique avant de déménager à Londres. Elle n’hésite pas à mêler chant et rap, français et anglais, le tout avec des visuels percutants. Toutes ses facettes, elle ne les dévoile pas encore, mais ses influences sont multiples. « Girl » est le reflet de son univers et de sa sensibilité : « I’ve always done things from the perspective of just a girl ». Comment en est-elle arrivée là ?  Saràh Phenom nous dévoile son histoire.

PRSNA : D’où t’es venu l’idée de ton nom Saràh Phenom  ? 

SARÀH : Quand j’étais petite, j’avais une tantine à la cafétéria de l’école qui m’appelait tout le temps phénomène Sarah, c’est de là que c’est venu.

PRSNA : Quel a été ton premier contact avec la musique ? 

SARÀH : Depuis toute petite, je suis vraiment « inside music ». J’avais d’ailleurs dit à ma mère que je voulais être comme Janet Jackson. 

PRSNA : Y a-t-il une personne en particulier qui t'a inspirée à te lancer dans la musique ?

SARÀH : Je pense à tous ceux qui passaient sur TraceTV, comme Christina Aguilera, Britney Spears, Beyoncé, Rihanna, Lady Gaga… Toutes les personnes qui n’ont jamais eu peur de toucher à d’autres genres. « Just have fun » et être complètement fou, être libre dans leur musique.  

PRSNA : C’est comme ça que tu décrirais ton approche, être libre et avoir cet esprit-là au quotidien, sans te mettre de barrières ? 

SARÀH : Oui, parce que je trouve que c’est ça « the beauty of being artist », c’est pouvoir te métamorphoser en « whoever you are », sans avoir peur.

PRSNA : Quelle chanson est ton « guilty pleasure » ?

SARÀH : La musique « Ain’t no mountain high enough » de Marvin Gaye et Tammi Terrell.

PRSNA : Tu préfères passer des nuits en studio ou écrire chez toi ?

SARÀH : Je n’ai pas nécessairement de préférence quand il s’agit de l’écriture, parce que souvent, je travaille avec d’autres personnes. Écrire avec des gens ou écrire seule, « it doesn’t really matter to me ». Ce que j’aime bien faire en général, c'est commencer la chanson et la retravailler avec un compositeur.

PRSNA : Si tu pouvais collaborer avec n'importe quel artiste, qui choisirais-tu ? Opterais-tu pour quelqu'un qui partage ton univers ou plutôt pour un artiste avec un style complètement différent ?

SARÀH : Teezo Touchdown, Doechii, Doja Cat ou encore Tyla. Je pense que pour tous ceux que je viens de mentionner, il y a plusieurs raisons. Tyla, je pense qu’on peut faire un hit international, marier nos deux voix. Je sais qu’avec elle, on pourrait construire quelque chose de très hip-hop « based ». Doechii, j'aime le fait qu’elle mélange le rap et le chant, parce que c’est quelque chose que je fais aussi. Elle a un flow et une voix incroyables. Teezo Touchdown, je trouve qu’il apporte toujours quelque chose de très frais sur les productions. On ne sait jamais comment il va poser et en même temps, il écrit tellement bien, sa plume est incroyable. Doja Cat, elle fait un peu comme Doechii, elle peut faire une balade comme elle peut faire un rap, elle est très multidimensionnelle. Et visuellement, on peut aller dans le très artistique, ou alors dans le très pop, très 2000s, RnB…  

PRSNA : Qu’est-ce qui t’a attiré vers la scène musicale londonienne ? Pourquoi Londres et pas Paris, ou New-York, LA ?

SARÀH : Ce qui m’a attirée vers la scène musicale londonienne, c’est que Londres correspondait parfaitement à mon univers et à mes ambitions. Dans une grande ville, que ce soit Paris, New York ou Londres, tu es confrontée à beaucoup de tentations : l’argent, le sexe, les drogues… C’est dans ce contexte que tu dois choisir la personne que tu veux devenir dans ce « madness ». Est-ce que tu te concentres sur ta passion ? Est-ce que tu te lances dans une vie classique de 9-to-5 ? Ou est-ce que tu te laisses emporter par la fête et les distractions ? En plus, tu es souvent loin de ta famille et parfois de tes amis, donc tu dois trouver ton propre chemin. À Londres, il y avait des gens avec qui je rêvais de collaborer. Même si je ne savais pas exactement comment y arriver, je me suis dit : vas-y, fonce.

PRSNA : On t’a découverte avec ton single 10%, qui parle de relations et du manque de communication. Comment cette chanson est-elle née ?

SARÀH : Cette chanson est née d’une rupture avec un garçon. C'était le type de relation où tu te rends compte que tu perds ton temps avec quelqu'un qui ne cherche pas de sérieux et qui joue avec tes sentiments. J'ai vécu la désillusion de découvrir à la fin qu'il s'était mis en couple avec une autre fille. Cette expérience m’a profondément touchée, et c’est ce que j'ai voulu exprimer dans 10%.

PRSNA : Après 10% et maintenant Tesla, ton EP sort le 25 octobre, est-ce que tu peux nous en dire plus ?

SARÀH : Il y a des visuels incroyables, j’ai fait tout un parallèle avec les papillons, la métamorphose pour illustrer mon évolution. J’ai appelé l’EP « Girl » parce que je pense que toutes les femmes « all go through the same things and have to find what is good for them », j’ai toujours été une « girl’s girl ». Le message que je veux faire passer c’est tout simplement de connaitre sa valeur. 

PRSNA : Est-ce qu’il y a une chose sur toi que tu aimerais que les gens connaissent ? 

SARÀH : Je suis vraiment drôle, et si personne ne me le dit, je vais me le dire moi-même, « I'm freaking funny ». Je suis aussi très sensible à beaucoup de choses et de causes… « I deeply care about people, i deeply care about them”.

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